Allocution de Mme Catherine Pahnke, Maire

Je remercie Sarah Vincent pour sa lecture du pacte fédéral.

"Une croix blanche verticale et alézée, placée sur fond rouge et dont les branches, égales entre elles, sont d’un sixième plus longue que large." Ainsi sont arrêtées, le 12 décembre 1889 par l’Assemblée fédérale, les armoiries de la Confédération.

Une croix blanche pour symboliser l’unité confédérée, un fond rouge en souvenir du sang versé par tous ceux qui se sont battus pour défendre la liberté. Comme vous tous ici, Mesdames, Messieurs, je l’aime mon drapeau. Et tout comme de nombreux Suisses je n’y changerais rien, ni pour rien au monde, tant il nous ressemble et que je m’y retrouve.

"Ce drapeau véhicule quelque chose de positif car la croix représente un + et j’ai la positive attitude" déclare la sprinteuse Léa Sprunger ou la skieuse Dominique Gisin. Je suis d’accord !

Sa forme carrée, originale, le rend reconnaissable de partout et unique au monde. Et "L’addition du rouge et du blanc me fait penser au mariage entre la force et la sérénité… le tout est une harmonie, tout simplement, et je suis heureux que ce drapeau, symbole de cohésion, flotte aux quatre coins de notre pays." Ainsi a renchéri notre Conseiller fédéral Didier Burkhalter dans une récente déclaration le printemps dernier. Dès lors, que l’on soit politicien, sportif, artiste, entrepreneur ou ambassadeur, adulte ou enfant, jeune ou moins jeune, le drapeau suisse parle à notre cœur et transcrit nos émotions.

Ce soir, flottant dans la nuit, tout comme de jour, la vision de notre étendard ondoyant à l’horizon, nous emplit d’allégresse. En ce 1er août, jour de fête nationale suisse, nous  l’avons levé et honoré,  tout comme nous avons souhaité nous remémorer avec ferveur, les engagements pris par nos ancêtres, à travers la lecture du Pacte fédéral. Unité, entraide, neutralité, justice et paix, voilà les valeurs sur lesquelles notre patrie s’est érigée, ce soir symbolisées par la levée du drapeau, la lecture du pacte fédéral et tout à l’heure, les chants.

1417 – 2017.

Nous fêtons cette année, le 600ème anniversaire de la naissance de Nicolas de Flue, le saint patron de la Suisse et dont les principales caractéristiques de la pensée, esprit de paix, non-intervention dans les affaires étrangères, modération, marquent notre pensée et prennent toute leur signification ce soir. Sa réputation de sagesse et de piété était telle que les grands de toute l’Europe sont venus chercher ses conseils. Ce fut l’une des personnalités les plus influentes et créatrices d’identité de Suisse. Un homme aux immenses qualités d’écoute donc et qui inspirait confiance. Des vertus qui ont servi de fondement à notre démocratie directe et que nous avons le devoir d’entretenir et de sauvegarder à tous les niveaux, familial, sociétal, et à tous les échelons, communal, cantonal et fédéral.

Dans son hommage à Nicolas de Flüe, le 30 avril dernier, la Présidente de la Confédération, Doris Leuthardt l’a souligné : "Avec la démocratie directe, nous avons développé en Suisse un système qui fonctionne : la démocratie encourage la prise de responsabilités… Aujourd’hui encore, comme il y a 600 ans, nous devons tous, politiciens, entrepreneurs et citoyens, prendre position et assumer nos responsabilités."

Et cela passe notamment par une participation active, à la vie sociale et politique, au sens noble du terme, de notre pays, dans un esprit positif et empreint de respect, à l’image de ce soir, nous tous ici réunis.

"Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va" a écrit l’historien français, membre de l’Académie française, Fernand Braudel, dans la préface du livre "Histoire de l’Afrique noire". Notre histoire suisse est riche de toutes ces valeurs que nous nous sommes remémorées à l‘instant, qui nous ancrent à cette terre chérie, à ces lacs et à ces montagnes bien aimées.

 Ensemble, poursuivons l’aventure, écrivons les nouveaux chapitres, pour que vive Cologny – vive Genève – vive la Suisse !

Cologny, le 1er août 2017
Catherine Pahnke, Maire de Cologny